LAC HOVSGOL

July 21, 2011 par Administrator   Commentaires (0) Recommander ce blog à vos amis

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Je suis arrivée à Hatgal (base sud du lac) après 60 jours dans le Gobi pour faire une partie des kilomètres que je n'ai pas pu faire en Chine suite à mon arrestation.

Je suis encore sous le choc, même si je savais que cette partie de la Mongolie était la plus visitée je n'étais pourtant pas prête pour l'expérience HOVSGOL.

Je découvre le lac de loin en fin de journée après un long transfert de 6h de temps depuis la capitale ULaanbaatar dans ma charrette tout est prêt, avec de la nourriture pour 12jours, 1l d'essence pour mon réchaud, une canne a pêche avec des cuillères, rapala et simple bouchon et hameçon si part hasard le "lancer" ne marche pas, je vais pouvoir pécher à la ligne de "fond". Et une longue corde qui va me permettre de suspendre ma nourriture dû à la présence des ours.
Et me voilà fin prête pour faire le tour du lac et me perdre dans la TAIGA en remontant ces multiples rivières. J'étais Impatiente de voir de l'eau avant que j'ai pu vraiment approcher le bord du lac l'eau est arrivée du ciel, des trombes d'eau ont atterrir sur le tendre tapis vert parsemé de fleurs sauvages toute la journée. Un mélange d'épicéa matures sortent comme des soldats du sol, pendant que les cailloux plat du bord du lac donne cette envie de toucher et de les aligner soigneusement avant d'en tapisser le sol votre salle de bain.
La profondeur du lac est de 262 mètres et représente le 65 % de l'eau douce de Mongolie. L'expression "cristal clair " s'impose ici, peux importe où vous regarder cette eau est froide et limpide.
La rudesse que laisse deviner le paysage par endroit, me fait presque oublier le long hiver rigoureux que subit cette région, j'en frissonne moi qui ai déjà subi un hiver Mongole (-40 degrés). J'en ai presque oublié que je marchais lorsqu'une bête sortie directement de la préhistoire laissa échapper un son sourd juste à côté de moi. Une vache à poils avec une queue de cheval qui possèdent des narines gigantesques. Je souris devant cette forme tranquille et si sympathique qu'est le Yak Mongole, je ne peux que les adorer avec leur tête aux expressions interrogatives faces au visiteur que je suis. Je regarde les petits qui galopent aussi bien qu'un cheval, la queue relevée pendant que les oiseaux d'eau poussent leur cri distinct qui me ramène directement au bord du lac Léman. Que de contrastes qui me font tourner la tête j'adore...

Aujourd'hui un mongole ma poursuivi sur plusieurs kilomètres en me ventant la qualité de ces chevaux avec cette idée fixe en tête que je n'irais de toute manière  pas très loin avec ma  charrette. Il secoue la tête en regardant celle si avec insistance. La zone dite touristique est en faite un havre de paix parsemé de quelques touristes téméraires qui on oser  monter sur le petit cheval mongole aux selles de bois.

Je pose mon sac au pied d'un grand mélèze au bord de l'eau le soleil réchauffe gentiment l'air frais. Et c'est la que je le vois arriver,il court avec quelques choses dans la main. Il arrive a m'a hauteur essoufflé avec un SNICKERS dans sa main droite qu'il tient bien droit comme un témoin( au 400 mètres en athlétisme) et me l'offre sans un mot. Sa famille camp pas très loin dans la forêt et ils m'ont vu passer et d'un commun accord le SNIKERS m'a été livrée  :-)

Ces petits moments la sont les plus importants et c'est eux qui remplissent mon coeur au fil de mon avancée. Cette spontanéité généreuse du peuple Mongole est ce qui remplis les pages de mémoires conscientes que je choisis de garder avec moi comme un bagage qui ne pèse rien et qui est tout aussi important que le reste.

Suite de ma découverte du lac ....a tout bientôt

© 2012 Sarah Marquis - Tous droits réservés