September 24, 2010 par Sarah Marquis
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Tokyo ( un ryokan loin de l’agitation du centre ville )
Les incontournables surprises de la vie, voilà ce qui m’a arrachée au désert de Gobi Mongolie.
Une indésirable douleur grandissante aux dents m’a tenue éveillée plusieurs jours de suite. Une infection suspectée à pousser une molaire hors de la gencive. Celle-ci a laissé un trou béant infecté qui, à l’air libre, a vite fait de batifoler avec “ces dames “ les bactéries. L’ infection s’est propagée dans le cou et a réduit la mobilité de ma mâchoire en quelques heures. Vu la rapidité de progression de l’infection, j’ai décidé de remettre à mon team un rapport détaillé de la situation avec le mot d’ordre d’une évacuation pour éviter d’autres problèmes consécutifs à l’infection . Chose faite, 48 h plus tard Gregory Barbezat (chef d’expédition) a mis en place un plan d’évacuation vers le pays le plus proche capable de pratiquer une intervention chirurgicale dentaire et qui, légalement, arrive à m’accueillir sans visa. A quelques heures d’avion seulement de ma position à l’est se trouve le Japon tout indiqué pour un travail propre et rapide.
Les portes coulissantes de l’aéroport se sont ouvertes, dehors une bouffée d’air chaud, remplie d’humidité m’accueille.La nuit est là, les gens sont partout, le rythme est rapide et précis…La douleur m’assomme, je progresse hors de la ville ou une petite chambre m’a été soigneusement réservée dans un ryokan au calme.
Au petit matin, je suis allongée sur une chaise en présence de 2 dentistes. Un rendez-vous a été obtenu, malgré un jour férié (ici au Japon) grâce à l’aide précieuse d’un de mes sponsors Patrick Delarive qui a fait le lien avec son frère Sébastien Delarive qui vit a Tokyo.
Aujourd’hui je suis à ma deuxième intervention dentaire, et j’arrive toujours pas à réaliser que je suis à Tokyo.
Ma situation demandait bel et bien des soins particuliers, actuellement une longue période de traitements et de reconstruction m’attendent.
La bouche de travers (rire ) j’arrive à la fin de mon premier traitement. Mon sac est prêt, je vais filer dans la nature c’est là que je vais me remettre le mieux …il y a trop de gens ici pour moi.
La gentillesse et la bonne humeur des Japonnais est une surprise magnifique, après les steppes …
Un grand merci à la famille Delarive qui m’a permis d’avoir des soins rapides et de qualité.
Je vous tiens au courant pour la suite à tout bientôt:)
Sarah Marquis
September 14, 2010 par Sarah Marquis
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Bonjour à tous du désert de Gobi
Mon team est parti 2 jours plus tôt de Suisse via Moscou, Ulaanbaatar ( Mongolie ) puis 15 h de 4x4 WD les attendaient encore avant d’arriver au point GPS défini quelques jours plus tôt.
Le soleil se couchait, lorsque, fatiguée de 30 km dans les jambes, je contemplais l’horizon quand, soudain j ‘ai aperçu un 4x4wd blanc qui semblait arriver de nulle part. Des retrouvailles et des rires ont accompagné cette fin de journée. Le chauffeur qui ne parle que mongole, n’avait pas vraiment compris ce que mon team cherchait dans le désert à la tombée du jour …Mais, c’est pourtant lui qui m’a repéré le premier dans la roche, pourtant sombre de cette montagne au milieu de cette gigantesque plaine qui correspondait à notre point de rencontre.
Nous avons utilisé un camp de Ger touristique à 2 pas de là comme camp de base. Sans connection à Internet , sans électricité et sans réseau téléphonique, il nous a été difficile de communiquer. Mais Gregory, maintenant de retour, va mettre sur le site des vidéos et photos qu’il a up loader et rapatriées.
Mes sensations : 1er ravitaillement
J’ai manqué d’eau, de nourriture, plus particulièrement de fruits et de légumes, ici la pomme de terre est considérée comme légume très exotique !
Et d’un seul coup tout était là au même endroit ! J’ai senti enfin l’eau sur mon corps, j’ai entendu à nouveau le bruit que fait la pomme qui se fait manger. J’ai « raccourci » des carottes crues une après l’autre et me suis régalée de pastèque juteuse. Puis j’ai dormi, en laissant mon corps se reposer sans devoir plier mon camp le lendemain, sans penser au vent, sans calculer la nourriture qui me reste, sans être limitée dans ma consommation d’eau et sans me protéger des regards. Je suis là, comme dans un autre monde, l’espace de quelques jours. Je me laisse séduire par cette facilité à portée de mains.
Après avoir raconté une partie de mes mésaventures mongoles, partagé mes images qui sont devenues comme les témoins de mes mois de marche, je suis prête pour repartir. Je suis comme remplie à nouveau, rechargée de mots, de bonnes choses qui ont nourri mon corps. J’ai retrouvé des sourires, des rires qui me manquaient dans cette steppe si peu rigolote.
La nature m’a fait sourire, les humains m’ont rendue triste, même si les exceptions ont ponctué mon chemin . Les nomades les plus authentiques ont été comme des soleils, un thé salé partagé, des regards échangés ont nourri des instants privilégiés. Peu de mots ont rempli l’espace lors de ces rencontres, mais mystérieusement tout était dit, dans les gestes, leur manière de bouger, de regarder et de partager. Eux, ont compris que je veux poser mes pas sur leurs terres, y dormir, vivre aux rythmes de la nature avec seulement mes 2 pieds comme support…Les autres m’ont prise pour un fantôme, une clocharde et je ne sais quoi encore dans un pays qui est lourd en superstitions de toutes sortes. La fatalité des steppes, associée au démon dévastateur de la vodka n’a pas aidé lors des traversées de villages où je me ravitaillais. Ainsi va la vie dans la steppe…
Je repars plein sud dans mon très cher Gobi ….
A tout bientôt pour de nouvelles aventures
14 septembre 2010 ,
Traversée de la Mongolie à pied Sarah Marquis
Chronique n°1
A pied de la frontière Sibérienne
au Sud de la Mongolie (désert du Gobi)
UNE NOMADE VOLONTAIRE